Dimanche 13h – Aéroport de Mahé

Ça y est, c’est les Seychelles. Je sue déjà. Bagages sous le bras, nous voilà à l’ombre d’un arrêt de bus pour débuter notre périple. Bus que nous ne prendrons jamais d’ailleurs, nous lui préférerons un faux taxi sympathique. La France parait bien loin, avec 20 degrés de plus et 13h de trajet. 13h d’attente, de films et de bouffe d’avion. Je suis rincé, et j’ai envie de vite me poser à l’hôtel. En attendant, je regarde les petits poissons dans la rivière. Continue reading »

 

J’ai découvert une nouvelle assez choquante dans Libération : les affiches du spectacle de François Guillon ont été censurées !

Apparemment, elles auraient été affichées jeudi matin via le réseau d’affichage Metrobus et peu après elle auraient été « décollées, mais pas par des individus cagoulés ni des racailles sauvageonnes. Par les mêmes qui les avaient installées. » (Article Libération)

Vous comprendrez surement « le pourquoi de cette censure » en voyant l’affiche ci-dessous… J’avoue ne pas avoir une très bonne mémoire mais je pense que je m’en serai souvenue si nous vivions dans un pays totalitaire…

 

 

La débauche.
Vendredi soir. Rentrer chez moi à été l’obsession de la journée. Enfin le week-end ! J’ai hâte de retrouver ma famille – 1 femme, 2 enfants.
Aussitôt arrivé, ils me bondissent dessus. Ils ne sont pas d’accord avec leur mère. C’est la même situation tout les vendredi soir, j’aurais du m’en douter.
Oui, nous avons notre habitude, notre petit rituel hebdomadaire: aller au restaurant. Nous ne sommes pas un cas isolé. Je dirais plutôt que nous sommes dans la norme.
Nos parents – à Louise et moi – nous ont passé cette tradition, il faut dire que c’est un bon moyen de passer un moment en famille.

Le choix
Mes enfants, donc, sont enervés. Pas moyen de se mettre d’accord sur le restaurant de ce soir.
Pas grave. J’ai l’habitude.
Je rejoins ma femme et nous allons chercher ensemble le programme de la semaine. Très utile commodité, il détaille le plat du soir pour chacune des 15 chaînes de restaurants. Le conflit ne dure pas, nous finissons par trouver un accord.
Nous dînerons donc à la table de France Restauration. Un restaurant national censé fournir des contenus de qualité mais, reconnaissons-le, ils manquent de budget et le marketing n’est pas leur fort. Ce soir ils proposent un plat que nous aimons tous. Une valeur sûre. Ce n’est jamais que la 5ième fois cette année, on se console en se disant que les autres restaurants ne servaient pas un plat intéressant et que ce qui compte c’est de suivre la tradition, de passer un bon moment en famille.

Le restaurant
20h00, nous franchissons la porte de France Restauration. Un employé nous accueille et nous installe dans une alcôve privative où nous jouirons des plats servis. A peine assis, on nous fournis des en-cas. Ce sont souvent les mêmes – des croissants et échantillons de pain de la boulangerie du coin – mais parfois des bonnes surprises sortent du lot. Le plateau contient les coordonnées de l’établissement producteur des gourmandises. Pratique !
On nous demande si nous voulons voir la carte. C’est inutile nous connaissons déjà le plat qui est servi ce soir (Merci Restaurama !). Ca reste une nécessité cela dit: tout le monde n’a pas un abonnement à 1 des nombreux magazines restos.
Parfois même nous faisons des folies, pour nous forcer à découvrir du nouveau, nous allons dans un restaurant sans consulter le programme ! Je vous le conseille, ça change un peu, l’effet surprise.
Ce soir donc, nous mangeons notre repas, plus par habitude que par entrain. Les nouveaux plâts sont plutôt rares, mais les jours où ils sont servis, c’est carton assuré pour le restaurant !

Le retour
Le repas est terminé. Je reconduis la famille à la maison. Les enfants – à l’arrière de la voiture – me tannent pour qu’on s’abonne à l’offre Restaurants Par Satellite. Il s’agit d’une carte me donnant accès à tout les restaurants légalement autorisés à servir dans notre pays. Imaginez: des restaurants dédiés à la cuisine des années 50, d’autres aux plats congolais, d’autres encore ciblant les enfant (à nous les soirées tranquilles), etc. C’est alléchant mais c’est un coût supplémentaire.

Dénouement
J’ai craqué, j’ai pris un abonnement à RPS. Au début c’était génial, on a découvert des tas de plats méconnus du grand public. En plus on avait le privilège des nouveautés qui sont servis en priorité dans ces restaurants optionnels.
Mais déception: la brochette de choix s’est élargie mais on fini quand même par tourner en rond. Un plus grand rond, voilà tout.
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Alléchant n’est-ce pas ? Je pense que tous auront reconnus une métaphore pointant la télévision (la radio aussi, c’est le même combat).

Le but ici est simple: vous faire réaliser que la télévision est un enclos. Vous ne pouvez consommer que ce qu’on vous propose. Accepteriez-vous ce système de restauration ? J’en doute.

Mais alors pourquoi cet article ? Internet bien sûr ! LA réponse à la télévision c’est Internet.
Vous y trouverez:

  •  le choix, le vrai.
  • des avis contradictoires. Des vrais. Des paranos aussi si vous en voulez.
  • Tout. On trouve de tout sur Internet.

Vous pourrez même produire et partager vous même vos petits plats, sans que ça vous coûte brazouf.

Mais j’ai surtout choisi la télévision comme angle d’attaque. Éteindre sa télé n’est qu’un premier pas, difficile souvent, qui permet à terme -je l’éspère pour vous- de mesurer combien Internet est important.

Réveillez vous. Passez votre cerveau en mode actif, ne restez pas sur votre canapé à consommer ce qu’on vous donnes. Restez sur votre canapé à consommer ce qui vous chante, à produire, à partager. Levez vous un peu du canapé aussi, ça fait jamais de mal.

Internet c’est ZE outil. Il est déjà formidable pour l’information en général mais ce n’est que le début ! J’y vois énormément de potentiels: démocratique, culturel, humain…

Ces derniers temps vous avez probablement entendu parler de SOPA/PIPA, HADOPI, ACTA & consors. Pourquoi ? Et bien parce que ces lois sont commandées et produites par des gens qui ne comprennent pas Internet, qui n’y voient pas les possibilités qu’il apporte (virtuellement sans limites au passage). Certains disent qu’au contraire, ces gens le comprennent mais ils en ont peur. Faut dire qu’être en concurrence avec quelques chaînes de télé c’est pas pareil qu’avec le monde entier.
Le problème c’est qu’à voter lois sur lois ils vont finir par aseptiser le réseau des réseaux, et ça, ça m’en démange l’entre-fesses.
Du coup je fais un article, dans l’espoir naif d’éveiller des consciences. C’est aujourd’hui qu’il faut se battre pour préserver Internet, parce que c’est aujourd’hui qu’il est en danger.

Une chose est certaine: Internet est le reflet de l’humanité. Par conséquent, quiconque veut le changer, va d’abord devoir nous changer nous. Et pour ça, je leur souhaite bon courage.

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Note: Cet article est absolument libre de droit. Vous pouvez: le copier, le partager, le modifier, etc. Si ça vous chante vous pouvez l’incorporer dans une oeuvre et en gagner des millions sans reverser 1 cents ou même citer mon nom. Que le message passe, que les consciences s’éveillent, c’est ça qui importe.

 


Tout juste après la fin de The Wire, David Simon et Eric Overmayer nous proposent une nouvelle bombe se déroulant à La Nouvelle-Orléans, 3 mois après l’ouragan Katrina, où les habitant essayent de reconstruire petit à petit leur mode de vie.

J’ai pu retrouvé avec plaisir cette approche de réalisation différente parfois axé documentaire et mélangeant fiction et réalité. Comme pour The Wire la série retrace la vie de plusieurs personnages (principalement des musiciens mais aussi des policiers, avocat…) et nous propose une bande-son assez alléchante principalement axé sur le jazz bien entendu, si bien que des fois l’on se croirait presque en train de regarder un concert et non une série. Je trouve que les acteurs incarnent très bien les personnages qui sont tous très intéressant, avec une mention spécial à Antoine Batiste qui est passé du tout au tout dans cette série et qui me fait rire à chaque épisode.

Ce que j’ai également apprécié est le fait que la plupart des musiciens intervenant dans la série sont des vrais musiciens de la Nouvelle Orléans (il en est également de même pour certains cuisiniers français ou encore le président du conseil municipal accusé de recevoir des pots de vins.) Nous retrouvons également pas mal d’acteurs de The Wire dont la plupart on pris des cours de musique pour pouvoir intégrer la série  (passer du métier de policier à musicien n’est pas toujours une chose facile :D ).

Il y a pour le moment deux saisons de disponibles et il y en a deux autres en préparation.

En bref je vous recommande vivement de laisser une chance à cette série par très connu en France me semble-t-il, pour laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir à la regarder. (en VO bien entendu puisque la VF est pour moi une toute autre série =))

 
Image de prévisualisation YouTube

 

A regarder en plein écran, en 1080 =)

 

Une compil magistrale, à voir.

http://www.fubiz.net/2011/12/06/most-powerful-photos-of-2011/

 

Cette superbe vidéo du festival Burning Man, qui se focalise sur l’ambiance graphique plutôt que sur les événements, le présentera mieux que moi.

Après je sais c’est un peu loin,  et il faut y aller préparé et déguisé. Donc quand on aura du temps et de l’argent ;)

 

Après une énième soirée à passer des « perles du net » sur Youtube, il est temps de commencer à les partager sur ce blog !

Et pour bien commencer, un clip de qualité, avec une bonne dose d’humour et une instru bien travaillée ! Mesdames et Messieurs, le rap de l’Aveyron  :

Image de prévisualisation YouTube
 

Et bien voila, je l’ai fait. Cela fut rapide, quasiment sans douleur mais il fallait bien un jour assumer et s’assumer. Internet est un moyen comme un autre de le dire ouvertement. Certains en avaient déjà des doutes d’autres en étaient convaincu.

 

Avant de vous présentez ma soirée du samedi soir il me faut vous compter les évènements qui m’ont conduit à cette prise de conscience. Mounes le syrien a décidé de se mettre à apprendre le français. Il prétend aimer cette langue et le doux son voluptueux qu’elle produit, je le soupçonne de ne vouloir l’utiliser que pour des fins bassement matérielles à savoir les filles. Mais bon, bénéfice du doute faisant foi je lui propose d’aller ensemble au centre français de Kharkov. Je demande alors à Anastacia de bien vouloir nous servir de guide ce qu’elle accepte bien volontiers.

 

Le centre français est au 5 étage d’un bâtiment pris au piège d’une petite ruelle. Il comprend 4 salle : un coin cinéma, un bureau administratif, une bibliothèque et une autre salle dont je n’ai pas eu la curiosité de visiter. Je fait alors connaissance de Natacha, secrétaire du centre qui m’explique les modalités de règlement et les horaires pour Mounes. Je fait alors la traduction à Mounes en anglais (qu’il est loin le temps où Zitouni draguait les polonaises à Southampton pendant que je faisais semblant de comprendre l’anglais). Mounes décide alors de revenir dans la semaine pour commencer les cours. Je prends note, mais pense qu’entre sa décision de venir et le combat de chaque individu contre son inertie à la glande il n’en fera rien ou alors plus tard.

 

Natacha me précise que le centre organise un atelier discussion le lundi soir et que le samedi après midi il y a une discussion autour d’un film. N’ayant rien de mieux à faire, je lui précise que je serai là, de toutes façons voir des films français particulièrement chiant ne peut pas me faire de mal.

 

Le samedi arrive.

 

Après la séance de sport (oui j’ai trouvé un club de sport à 24 euros le mois la classe) je me dirige vers le centre français. J’y découvre Laurianne, stagiaire au centre français de Kharkov. Je m’arrête sur la situation de Laurianne. Lors de sa demande de stage au Ministère des Affaires Etrangères elle fait la demande de pays anglophone (titulaire d’une licence de langue anglaise). Le Ministère lui à alors fait une contre proposition entre le Soudan, l’Afghanistan et Kharkov. Elle a alors choisie avec un grand courage de prendre Kharkov, ce que votre serviteur aurait bien entendu fait.

 

J’y découvre aussi une tripoté d’ukrainienne en train d’apprendre le français (j’écrirai plus tard un article dessus pour ces messieurs) ainsi que des Marocains. Parmi ceux-ci, Youssef et Amin, je ne me rappelle plus le nom du troisième mais cela est sans importance pour la suite de ce récit.

Youssef est plutôt beau gosse avec une barbe bien coupée et des fringues à qui on dit monsieur. Amin est plus sportwear, plus enveloppé avec une barbe. Le troisième n’a toujours pas d’importance. A la fin de cette rencontre nous décidons d’aller boire un café tous ensemble, il va s’en dire que ma conversation était principalement suivie et dirigée vers le  plus intéressant de la bande.

 

Ils me font découvrir un petit café prêt d’un restaurant à sushi où je pense un jour aller. S’ensuivent plusieurs verres, des conversations et bien entendu, et vous l’avez compris, un échange de numéro de téléphone.

 

Cela pour revenir au sujet de post. Après avoir quitter ces Messieurs et dit au revoir à ce bon vieux Youssef. Je peut dire qu’ après 1 mois de quasi abstinence j’ai parlé de politique, à savoir le voile islamique, le conflit au moyen orient, la situation au Maroc….  Et oui je suis un Homo Politicus et cela devait être dit.

oct 112011
 

 

2éme jour, Vendredi:

Dés le réveil la communication avec ma colocataire s’avère difficile du fait de l’existence toujours persistant du barrage de la langue. Elle se fait néanmoins en nous connectant à Reverso et à l’équipe administrative basée en France. De là est planifié ma journée : savoir où trouver à manger, connaître l’appartement, savoir où est la fac. Ce soir je me retrouve tout seul jusqu’au 3 octobre il me donc être attentif.

Le fait marquant de la journée est la visite du marché. Le côté fruit est remarquablement bien achalandé y compris de fruit en décomposition qu’on vend tout de même à un prix défiant toutes concurrences. Je me demande toujours aujourd’hui qui peut acheter ces fruits et qu’est- ce qu’il peut en faire ? La visite du marché continue. Je rentre dans un énorme entrepôt où j’aperçois de nombreuses tables en bois. Sur  ces tables, de la viande dans un état d’exposition à l’air rendant obligatoire le pacemaker pout tous fonctionnaires de l’inspection sanitaire en France. La chaine du froid ne semble pas obligatoire ici ou du moins pas respectée. On prend alors de la viande (qui s’avérera délicieuse) et on rentre à la maison. Cela dit ici les fruits et légumes ont vraiment du goût, la différence est impressionnante.

 

3é et 4é Jour, Samedi et dimanche :

Je suis resté à l’appartement à travailler mon russe. Le seul fait notable est de nature culturel. Je regarde à la télé la seule chose que je puisse comprendre c’est-à-dire une chaine musicale passant de la pop russe, ukrainienne US… avec les sous-titres en VO. Ce qui à l’avenir s’avèrera relativement génial puisque j’arrive à placer correctement certains des mots appris ainsi. La remarque culturelle est dans le style de chanson. Toutes les chansons d’origines de Russie ou d’Ukraine sont des histoires d’amours ou de ruptures, je me demande alors si c’est que les slaves sont remarquablement romantiques ou si il s’agit d’une mode musicale, j’aurai bientôt ma réponse.

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